Citius, altius, fortius, la devise olympique choisie par
Pierre de Coubertin semble avoir été taillée pour décrire
l’athlétisme. Plus vite, plus haut, plus fort, telle est
effectivement l’ambition de l’athlète. Le coureur cherche à
gagner de la vitesse, le sauteur veut s’arracher aux lois
de la pesanteur, et le lanceur déploie sa force en
balançant divers objets à l’autre bout du stade.
Sport-roi des Jeux olympiques, l’athlétisme se pratique
également dans des sphères moins médiatiques.
Au souci de battre des records se substitue alors celui de
soigner sa santé ou de s’aérer l’esprit. Pour les enfants
aussi, l’athlétisme s’impose en tant que première
discipline. Les gestes qu’on y enseigne sont à la base de
toute éducation sportive.
Introduction
On estime à environ 35 millions le nombre de personnes
pratiquant l’athlétisme de par le monde. Les disciplines de
course qui ne demandent qu’un minimum d’infrastructures et
de matériel sont très prisées dans les pays pauvres,
notamment en Afrique. L’athlétisme demeure aussi le sport
roi des Jeux olympiques. Tous les quatre ans, le spectacle
des compétitions suscite un grand nombre de vocations.
Chez nous, l’athlétisme a pourtant souffert de la
concurrence liée à l’apparition de nouvelles disciplines.
Pendant longtemps, il a traîné la réputation d’un sport dur
et ingrat. Trop dur ? Oui, si l’on compare ses chronos avec
ceux des athlètes de haut niveau : et la tentation est
grande en athlétisme de tout traduire en chiffres. Mais si
on tourne le dos à cette vision arithmétique des choses, on
peut éviter les accès de découragement et découvrir
beaucoup d’autres charmes à ce sport multiple.
Sans entrer dans les détails, sachez qu’on distingue
globalement quatre types d’épreuves selon leur spécialité :
les courses, les sauts, les lancers et les épreuves
combinées. Bien sûr, les qualités requises pour le lancer
sont totalement différentes de celles exigées pour les
courses, et vice versa. Cette diversité permet justement à
chacun d’exprimer ses qualités propres. L’athlétisme se
caractérise également par une formation technique très
complète qui sert même ceux qui s’orienteraient ensuite
vers d’autres disciplines comme le football ou le tennis.
On apprend véritablement à se mouvoir avec un maximum de
vitesse et d’agilité.
Pour les enfants, cet apprentissage prête à l’organisation
d’innombrables petits jeux grâce auxquels on peut prendre
véritablement la mesure de son environnement. Il faut se
souvenir en effet que la première fois qu’on pénètre dans
un stade, tout paraît tellement disproportionné : les
disques, les haies, les perches. Même pour un adulte. Alors
pensez à ce que doit ressentir un enfant. C’est à peine
s’il parvient à grimper sur les mousses qui servent
normalement à la réception des sauts. À charge, dès lors,
pour les éducateurs d’innover et de mettre l’athlétisme à
la hauteur de ses plus jeunes prétendants. Bref, si l’on
parvient à s’extraire de cette logique de performance pour
mettre en avant les aspects gymniques et ludiques du sport,
on s’aperçoit qu’on dispose là d’une discipline idéale qui
demeure, au fil des siècles, le véritable socle de toute
éducation sportive.
Historique
Le
plus vieux sport du monde
Les murs des Grottes de Lascaux sont recouverts de croquis
montrant les hommes préhistoriques dans des scènes de
chasse où ils devaient sûrement faire l’étalage
d’étonnantes capacités physiques d’endurance, de vitesse,
de force ou de détente. Or, ce sont précisément les
qualités qui sont à la base de l’athlétisme. De quoi faire
de ce sport le plus vieux du monde ? Peut-être...
Si l’on a retrouvé des traces de pratiques similaires un
peu partout dans le monde, c’est pourtant dans la Grèce
antique que l’athlétisme va s’élever au rang d’institution.
À cette époque, le sport faisait véritablement partie de
l’éducation et servait à distinguer les Hellènes des
peuples barbares qui ne s’exerçaient pas de manière
méthodique et raisonnée. La formation de coureurs à pied
servait d’ailleurs à la hiérarchisation administrative et
militaire. Pour être engagés dans l’armée, les soldats
devaient être capables de couvrir, sans difficulté, cent
kilomètres par jour ! Le sport prit ensuite le pas sur
l’art de la guerre et le développement des Jeux olympiques,
dont on a conservé des traces précises à partir de 776
avant Jésus-Christ, témoigne précisément de cet attachement
à la beauté de l’effort. Des courses étaient organisées sur
des distances relativement courtes formulées en « stades ».
Un « stade » équivalait à six cents pieds d’Hercule, soit
192,27 m à Olympie et 177,92 m à Delphes. La course double
ou diaule s’effectuait par allersretours. Ensuite d’autres
épreuves vinrent se greffer dans le programme comme le
dolique, équivalant à vingt-quatre stades ou
l’hopitodromie, une course en armes qui n’atteindra
pourtant jamais la popularité des épreuves de sprint. Les
concours de lancers (disque et javelot) étaient également
fort prisés des spectateurs et prêtaient à des exploits
dont il reste malheureusement peu de traces étant donné le
caractère fluctuant des paramètres de mesure et le sens de
l’exagération de chroniqueurs sportifs de l’époque. Ainsi
on ignore toujours comment interpréter les résultats du
saut en longueur. Additionnait-on les résultats de
plusieurs sauts successifs ? Utilisait-on une technique de
multibonds ? Et comment les Grecs utilisaient-ils ces
curieux petits fers à repasser qu’ils tenaient dans chaque
main ainsi qu’on peut le voir très distinctement sur les
vases peints ? Si la plupart des gestes de l’athlétisme
remontent à la plus haute Antiquité, d’autres connaissent
une origine différente comme le saut en hauteur, ignoré des
Grecs, mais que l’on pratiquait en Irlande lors des
Tailtean Games dont les plus anciennes traces remontent au
VIIe siècle avant Jésus-Christ. Là encore, l’origine est
militaire. Pour être admis dans l’armée, un guerrier devait
être capable de bondir audessus d’un homme debout.
Une épreuve de lancer baptisée roth cleas serait également
à l’origine de l’actuel concours du marteau. L’épreuve
aurait été créée en l’honneur d’un guerrier qui, doté d’une
force surhumaine, se serait saisi à deux mains de l’essieu
d’un char détruit, auquel étaient encore attachées deux
roues et l’aurait fait tournoyer dans les airs avant de le
projeter au loin.
Par quel biais mystérieux, ces disciplines sont-elles
arrivées en Angleterre ? Beaucoup de zones d’ombres planent
sur l’origine de nos passions. Toujours est-il que les
Anglais ont réussi là où les Gaéliques et les Grecs avaient
échoué, à savoir codifier sa pratique et lui permettre de
prendre pied dans le monde moderne. Les Anglais étaient à
ce point enthousiasmés par ce sport qu’aucun roi ne s’est
montré assez fou pour soutenir l’église anglicane dans sa
volonté de prohiber des passions sportives qui, d’après les
évêques, faisaient un peu trop d’ombre au culte religieux.
La noblesse et la bourgeoisie anglaises se passionnaient au
contraire pour ces joutes athlétiques. Certains
s’adonnaient personnellement à la culture physique.
D’autres trouvaient plus drôle et surtout moins fatigant de
faire courir les autres, en l’occurrence les footmen que
les grandes familles entretenaient comme messagers. Pris
par le jeu, les maîtres se constituèrent ainsi de
véritables petites écuries de laquais-coureurs, les
ancêtres des sportifs professionnels d’aujourd’hui et
pariaient de grosses sommes d’argent sur les chances de
leurs poulains. Cette façon de pratiquer le sport par
personnes interposées heurta la conscience de pédagogues
anglais. Parmi eux, Thomas Arnold qui insista auprès des
autorités de l’enseignement sur l’absolue nécessité
d’organiser régulièrement des compétitions scolaires pour
promouvoir la pratique du sport pour tous. Il voulait faire
de l’effort physique un élément fondateur de la
personnalité du jeune Anglais. Intégré aux études,
l’exercice physique devait devenir l’une des
caractéristiques fondamentales de l’éducation. Or
l’Angleterre a joué un rôle très important dans l’histoire
du XIXe siècle. Les héritiers de ce système ont ainsi
permis son émancipation d’abord au sein de l’Empire, et
puis partout dans le monde.
Certaines dates marquent l’histoire de l’athlétisme, comme
le 4 décembre 1860 lorsque eut lieu le premier meeting
d’athlétisme à l’université d’Oxford. Les rencontres se
multiplièrent ensuite et aboutirent à la création de clubs
comme le London Athletic Club, puis à la fondation de
nouvelles fédérations telles que l’Amateur Athletic Club
qui donnera finalement naissance à l’Amateur Athletic
Association en 1880. Cette nouvelle institution choisit
alors de se couper complètement du monde professionnel qui
s’était peu à peu développé autour des foires et des défis
divers. On courait alors sur des distances folles. On
organisait même des épreuves sur six jours qui mettaient à
mal la patience du public et la santé des participants.
Prisonnier de la démesure, l’athlétisme professionnel tomba
alors en désuétude, tandis qu’un pendant amateur se
développait à l’intérieur des collèges. Via le réseau
scolaire, le sport gagna ensuite le continent. Ainsi, ce
sont les familles anglaises qui demeuraient à Anvers et
dont les enfants étudiaient au Collège de Melle, près de
Gand, qui implantèrent l’athlétisme en Belgique au cours
des années 1880. Notez bien que les débuts furent loin
d’être flamboyants. Les premières compétitions se
disputaient dans des terrains vagues ou sur des plaines de
manœuvres militaires. L’imprécision des règlements prêtait
à d’interminables discussions. Le nombre de disciplines
proposées était aussi très limité, les courses constituant
l’essentiel du programme. En général, on demandait aux
participants, aux épreuves de vitesse, de couvrir une ou
deux longueurs de terrain : tandis que les spécialistes de
l’endurance devaient en faire le tour une dizaine de fois.
Une seule épreuve de lancer était au programme : le poids
qui pesait aux alentours des cinq kilos. Quant au saut en
longueur, une simple ligne de chaux était tracée sur le
sol. Difficile dans ces conditions de savoir si un saut
avait été « mordu » ou non.
Les
disciplines
L’embarras du choix
En athlétisme, on distingue quatre types d’épreuves : les
courses, les lancers, les sauts et les épreuves combinées.
Les courses :

Le sprint
Les courses se déroulent sur 100, 200 et 400 mètres. En fonction des distances, on fait appel à des qualités physiologiques très différentes. Sur 100 mètres, il faut pouvoir disposer d’une masse musculaire importante avec des réserves énergétiques pour un effort de type explosif. Sur 400 mètres, on doit pouvoir en outre résister à l’engorgement acide qui se produit dans le muscle. Le 200 mètres se situe à mi-chemin entre ces deux types de contraintes.
Les courses d’obstacles
On retrouve dans cette catégorie les courses de haies sur 110 mètres pour les hommes, 100 mètres pour les femmes et 400 mètres pour les deux sexes. Dix haies sont disposées à distances régulières sur le parcours. Dans la même catégorie d’épreuves, on trouve les courses steeple calquées sur celles des chevaux et disputées sur une distance de 2 000 mètres pour les femmes qui doivent franchir alors dix-huit haies et cinq sauts de rivière. Tandis que les hommes doivent faire l’effort sur un kilomètre supplémentaire franchissant vingt-huit fois l’obstacle des haies et sept fois la rivière.
Les courses de fond et de demi-fond
On appelle courses de demi-fond toutes les courses allant du 800 mètres au 3 000 mètres et courses de fond toutes les épreuves allant au-delà, dont la plus longue est le 10 000 mètres. Ces épreuves font appel aux qualités d’endurance, c’est-à-dire la combinaison de bonnes aptitudes aérobies (capacité à consommer un maximum d’oxygène), une grande efficience du geste et le fait de pouvoir maintenir l’effort à son niveau le plus intense en fonction du temps.
Les courses de relais
Discipline individuelle par excellence, l’athlétisme offre par le biais des courses de relais une excellente façon de concourir en équipe. Ce sont en effet des courses par formations de quatre coureurs sur des distances de 4x100 ou 4x400 mètres avec passage du témoin entre coureurs de la main à la main dans la zone de passage de témoin, située dix mètres avant et après la ligne médiane marquant la distance. Dans le relais 4x100 mètres, les concurrents doivent impérativement rester dans leur couloir. Au 4x400 mètres, l’obligation de rester dans son couloir est levée à la sortie du premier virage du deuxième parcours.
Le marathon
Le marathon est la seule course sur route au programme des grands championnats d’athlétisme ou des Jeux olympiques. Les concurrents trouvent des postes de ravitaillement tous les cinq kilomètres sur un circuit généralement plat et long de 42,195 kilomètres. Cette distance a été fixée aux Jeux olympiques de Londres en 1908 afin que la course démarre de la terrasse du château de Windsor et aboutisse quand même dans le stade de White City. Auparavant, la distance variait de 38 à 40 kilomètres. Le marathon fut introduit au programme des premiers Jeux olympiques en 1896, à l’instigation du philologue français Michel Bréal qui entendait commémorer l’exploit d’une estafette des armées grecques à l’issue d’une bataille qui eut lieu en 490 avant Jésus-Christ. Ce jour-là, Philippidès parcourut à toutes enjambées la quarantaine de kilomètres qui séparait Marathon d’Athènes pour annoncer la victoire des Athéniens sur les troupes perses, avant de passer de vie à trépas.
Les courses sur route
L’essor pour le phénomène du jogging au cours des années 1970 et 1980 a entraîné une prolifération des courses sur route ou dans la campagne tout au long de l’année et sur toutes les distances : 10 kilomètres, 20 kilomètres, semi-marathon, et ainsi de suite, jusqu’à des épreuves qui dépassent parfois les 100 kilomètres. Cette mode baptisée ultra-marathon ne connaît pas de limites. Non seulement, on s’engage à couvrir des distances faramineuses mais on choisit également les lieux les plus inhospitaliers de la planète comme La Vallée de la Mort (Ultra-Race de Badwater en Californie) ou le Sahara (le Marathon des Sables).
La marche
Elle s’effectue également sur un parcours plat sous forme d’aller-retour entre deux plots. À la différence de la course, les participants sont dans l’obligation de maintenir un contact permanent avec le sol et la jambe doit être impérativement tendue au moment de son passage à l’aplomb du tronc. Lors des épreuves officielles, les distances sont comprises entre 20 et 50 kilomètres. Mais il existe des épreuves sur 100 ou 200 kilomètres ou même 500 kilomètres telle que la course Paris-Colmar.
Les sauts :

Il existe quatre épreuves de saut qui sont aussi bien disputées par les hommes que les femmes.
Le saut en hauteur
Le principe est simple. Il s’agit tout bonnement de sauter audessus d’une barre transversale sans la faire tomber. La manière de sauter n’a plus tellement évolué depuis la création du Fosbury Flop aux Jeux olympiques de Mexico en 1968. Cette année-là, l’Américain Dick Fosbury fut le premier athlète à franchir la barre sur le dos et à atterrir sur les omoplates dans les mousses. Cette invention allait d’ailleurs lui valoir la médaille d’or.
Notez bien qu’il ne fut pas le seul à avoir révolutionné la technique de son époque. En 1874, l’Américain William Page développa la technique de franchissement de la barre en ciseau et, en 1912, son compatriote Georgie Horine inventa le « rouleau californien » qui consistait, comme son nom l’indique, à enrouler la barre de face après une prise d’élan latérale.
Le saut à la perche
Cette discipline exige une coordination parfaite et beaucoup de culot ! Il en faut pour s’élever à plus de six mètres au-dessus du sol par la seule force de ses bras et de ses jambes. Tout au long du siècle, les records ont progressé à l’aune des innovations technologiques dans la fabrication des perches : du simple bambou d’autrefois aux modèles actuels en fibre de verre.
Le saut en longueur
Il s’agit de sauter le plus loin possible à partir d’une planche d’appel dans un bac de réception contenant du sable. À Mexico, Bob Beamon porta le record du monde à une distance de 8,90 mètres ! Voyant le grand Carl Lewis butter sur cette performance, on a longtemps cru que ce record ne serait jamais égalé. Il a finalement fallu attendre 1991 pour que Mike Powell le porte à 8,95 mètres.
Le triple saut
Le principe est le même que pour le saut en longueur à la différence près que l’athlète effectue un saut à cloche-pied puis un grand pas avant de terminer dans le sable. La planche d’appel est située à treize mètres du sable pour les hommes et à onze mètres pour les femmes.
Les lancers :

Les épreuves de lancers sont au nombre de quatre :
* Lancer du marteau.
* Lancer du disque.
* Lancer du javelot.
* Lancer du poids.
Le principe reste le même, il faut lancer l’objet le plus loin possible. Cependant, on aurait tort d’assimiler ces concours de lancers à une seule épreuve de force. Car ces disciplines exigent également un maximum de coordination. Il s’agit en effet d’inculquer la plus grande énergie possible à l’engin avant de le lâcher dans les airs avec une trajectoire idéale qui oscille autour des 40°. Les techniques consistent en une rotation rapide du corps du lanceur comme pour le disque ou le marteau ou, dans le cas du javelot, à une course d’élan la plus rapide possible. Ainsi, on a calculé que le lanceur du javelot se déplace à plus de sept mètres par seconde ! Quant au poids, il combine ces deux techniques et quitte la main du lanceur avec une vitesse supérieure à 14m/sec.
Les épreuves combinées :
Plus confidentielles que leurs consœurs, elles s’adressent aux athlètes capables de briller dans plusieurs disciplines.
Le décathlon
Sport olympique depuis 1912, il comprend dix épreuves étalées sur deux jours. p 1e journée : 100 mètres, longueur, poids, hauteur et 400 mètres. p 2e journée : 110 mètres haies, disque, perche, javelot, et 1 500 mètres.
L’heptathlon
Cette épreuve féminine comprend sept épreuves regroupées sur deux jours. p 1e journée : 110 mètres haies, hauteur, poids et 200 mètres. p 2e journée : longueur, javelot et 800 mètres.
La santé
Le sport de toute une vie
Comme la lecture de Tintin, on pratique l’athlétisme de
sept à septante-sept ans. Et même avant !
Dès l’âge de cinq ans, on peut devenir athlète en
favorisant surtout l’éveil psychomoteur. L’athlétisme, en
mêlant des paramètres tels que la vitesse, la force ou
l’explosivité, permet le développement de la coordination
motrice. La pratique réelle de l’athlétisme débute vers
sept ans. Elle est également ouverte à tous en laissant la
liberté à chacun de trouver ses disciplines de
prédilection. Certaines séances constituent néanmoins des
passages obligés. Par exemple, on apprend toujours à courir
de façon efficace avec des exercices de multibonds dans des
cerceaux, des courses-relais à cloche-pied, etc.
L’allongement progressif des distances permettra ensuite un
renforcement du système cardio-vasculaire indispensable à
la pratique de n’importe quelle discipline sportive. Cet
entraînement répond également aux simples critères d’une
bonne santé et concerne de ce fait les personnes qui
souffrent d’un handicap quelconque comme l’asthme,
l’obésité, le diabète, l’épilepsie, etc., moyennant
seulement une grande vigilance de la part des professeurs.
L’athlétisme permet également un renforcement musculaire.
Mais on conseille classiquement de retarder le travail de
spécialisation pour éviter la répétition de contraintes à
un stade trop précoce du développement qui risque
d’engendrer des douleurs articulaires. Il faut toujours
avoir en mémoire que le squelette de l’enfant est très
différent de celui de l’adulte. Il possède un millier de
zones de fertilité qui participent au gain de taille de
l’individu et que l’on appelle les cartilages de
croissance. Ils sont généralement situés à proximité des
zones d’insertion des gros tendons sollicités par
l’activité sportive. S’il y a surcharge, l’os malléable
sera victime de lésions qui nécessiteront un long repos,
parfois même un plâtrage. Il faut donc être attentif aux
douleurs ressenties aux talons, à la base du genou, aux
hanches, aux coudes, aux vertèbres ou au dos. Plus tard
dans la vie, on assiste à un déplacement des pathologies :
les lésions cartilagineuses laissant souvent la place aux
problèmes de tendons, surtout au niveau du talon d’Achille
chez les coureurs, ou du genou chez les sauteurs. Quant aux
lanceurs, on leur diagnostique principalement des
pathologies de l’épaule et du coude. Logique ! Toutefois,
si l’on prend soin de son corps, qu’on respecte les
éventuelles douleurs, qu’on planifie les efforts, qu’on
s’efforce de manger, de s’hydrater et de s’échauffer
consciencieusement, bref si l’on observe à la lettre toutes
les recommandations classiques des entraîneurs, alors on
peut durer des années, voire des dizaines d’années. Des
compétitions sont d’ailleurs organisées annuellement pour
des vétérans regroupés par décennies d’âge. Cela permet à
chacun de trouver des compétitions à son niveau jusque dans
la catégorie des 90 ans et plus !
Le
matériel
Tout nu, ou presque !
Dans la Grèce antique, les athlètes couraient tout nus.
Aujourd’hui, la nudité n’est plus de mise. Mais
l’athlétisme se pratique toujours courtement vêtu, avec un
short et une chemisette.
Difficile de connaître l’origine de cette curieuse habitude
que les Grecs avaient prise de courir nus lors des Jeux de
l’Antiquité. Pour les uns, cette règle avait été adoptée
après le décès d’un coureur qui se serait pris les pieds
dans son pagne. D’autres pensent au contraire que cela
servait à distinguer plus facilement les hommes des femmes,
interdites de compétition aux Jeux olympiques. À moins
qu’il ne s’agisse simplement d’un choix à la fois
commercial et esthétique de la part des organisateurs qui
se seraient rendus compte que cela leur permettait
d’attirer un maximum de monde dans le stade (sauf les
femmes mariées !). Et si c’était tout simplement pour
permettre au corps de s’exprimer de la manière la plus
libre qui soit ?
Le short : il n’y a pas de règle fondamentale. Le tout est
d’être le plus à l’aise possible. Certains privilégient un
short large qui laisse le plus libre possible le mouvement
des cuisses. D’autres préfèrent un short « cycliste » qui
colle mieux à la peau. Les filles enfin, choisissent
généralement une combinaison qui n’est pas sans rappeler
par sa forme et son élasticité le maillot de bain une
pièce.
Le tee-shirt : là aussi il convient d’être le plus à l’aise
possible. C’est pour cette raison que les coureurs de fond
privilégient souvent un singlet sans manches qui permet une
bonne aération tandis que les lanceurs restent fidèles au
tee-shirt qui offre l’avantage d’éviter le frottement de la
grosse ceinture de soutien qu’ils portent souvent au niveau
lombaire.
Les chaussures : en athlétisme, on les appelle des «pointes
» (ou des spikes en anglais) en raison des fines pointes
d’acier qui percent sous la semelle pour obtenir une
meilleure adhérence sur la piste. Dans les épreuves de
sprint, on privilégie la légèreté du modèle. Dans les
courses de fond on prévoit néanmoins une fine semelle pour
l’absorption des chocs. Sur route enfin, on utilise des
chaussures de course avec une épaisseur de mousse variant
selon le poids et surtout le niveau du coureur. Un athlète
léger et rapide aura besoin d’un moindre amortissement
qu’un autre plus lent et plus corpulent. Les bons coureurs
alternent ainsi entre plusieurs paires selon qu’ils
participent à des séances d’entraînement ou de compétition.
Attention également aux conditions météo. Le pied gonfle
avec les kilomètres. Il faut éviter de choisir des modèles
de chaussures trop étroits qui risquent de transformer les
longues sorties en séances de torture !
Les
règles
Point de longs discours
Si la technique est parfois longue à acquérir, il n’est pas
besoin de grandes séances de tableau noir pour comprendre
les principes de l’athlétisme.
La
piste :
De forme ovale, elle est composée de six à huit couloirs
numérotés en ordre croissant vers la périphérie. Sa
circonférence à la corde fait exactement 400 mètres. Son
revêtement varie selon les stades : cendre et brique pilée
ayant été remplacées progressivement par des revêtements
souples soit synthétiques comme le tartan, soit naturels
comme le caoutchouc.
Les
courses :
Les règles, ici, sont réduites à leur plus simple
expression. Le but n’étant jamais que de rallier la ligne
d’arrivée avant les autres. Il faut toutefois veiller à
quelques principes de base, comme celui de respecter le
signal de départ. On considère même qu’un temps de réaction
trop rapide (moins de dix centièmes de seconde) après le
coup de feu trahit une volonté d’anticipation qui sera
sanctionnée par un faux départ. Un second faux départ
signifiant l’exclusion de la course. Dans les épreuves de
sprints, il est également interdit de « mordre » dans les
couloirs du voisin. Là encore, cela se traduit par une
disqualification.
Les
haies
Elles sont au nombre de dix, quelles que soient les
distances parcourues. Seule la hauteur varie : soit 107 cm
pour le 110 mètres messieurs, et 84 cm pour le 100 mètres
dames. Sur le 400 mètres, elles sont placées à 91 cm du sol
pour les hommes et 76 cm pour les femmes.
Les
courses-relais
Chaque équipe doit posséder un témoin qui peut être en bois
ou en métal et doit peser au minimum 50 g. Sa longueur
varie entre 280 et 300 mm et sa circonférence doit être
comprise entre 120 et 130 mm.
Les
sauts :
Le
saut en hauteur
Un concurrent peut commencer à la hauteur qu’il souhaite
pour peu qu’elle soit plus élevée que la hauteur minimale
imposée par les organisateurs. Il poursuit l’aventure à
chaque tentative réussie et est éliminé après trois échecs
consécutifs. Un saut sera compté dès le moment ou une
partie du corps franchit le plan de la barre. La victoire
revient naturellement à celui qui saute le plus haut.
Évidemment, il arrive souvent que deux ou même plusieurs
concurrents butent sur la même hauteur. Dans ce cas-là, on
récompense celui qui aura eu besoin du moins grand nombre
d’essais pour franchir la dernière hauteur. En cas
d’égalité, on prend en compte l’ensemble du concours. Celui
qui a manqué le moins de tentatives se classera devant les
autres. Le sautoir doit également répondre à certaines
conditions d’homologation avec notamment un écartement des
montants compris entre 4 et 4,04 m. Pour la barre, peu
importe le matériau : il faut seulement qu’elle soit de
forme circulaire et que son poids ne dépasse pas les deux
kilos, sans quoi les sauteurs pourraient la toucher sans
trop risquer qu’elle ne tombe. Sa longueur totale doit être
comprise entre 3,98 et 4,02 m, et son diamètre doit mesurer
29 mm au moins. La zone de chute, quant à elle, devra
mesurer 3 m de large et 5 de long.
Le
saut à la perche
Le règlement du concours est globalement le même qu’en
hauteur à l’exception de quelques précisions concernant la
position des mains. En résumé, on ne peut pas les déplacer
sur la perche pendant le saut et on ne peut pas non plus
les utiliser pour tenir la barre ou la replacer sur ses
taquets au moment du franchissement. À noter également
qu’une tentative ratée à cause du bris d’une perche ne sera
pas considérée comme manquée. Le règlement n’impose aucune
restriction concernant la longueur ou le matériau des
perches. On précise seulement que sa surface doit être
lisse. Néanmoins, on peut améliorer l’adhérence des mains
et les empêcher de glisser au moment de l’envol en
garnissant une extrémité de la perche d’un enroulement fait
de deux couches maximum de toiles gommées d’épaisseur
uniforme. La longueur minimum à prévoir pour la course
d’élan est de 14 m. La largeur, quant à elle, doit mesurer
au moins 1,22 m. Peu importe le matériau de la barre
transversale. Elle devra par contre être circulaire et son
poids ne pourra excéder 2,25 kg. Son diamètre doit, lui,
être compris entre 29 et 31 mm.
Le
saut en longueur et le triple saut
Pour qu’un essai soit comptabilisé, il faut que l’athlète
n’ait pas « mordu », c’est-à-dire que le pied d’appui n’ait
pas dépassé la planche d’appel, laissant de ce fait une
empreinte dans la bande de plasticine. Le classement
s’établit au meilleur des six sauts. La longueur de la
course d’élan est laissée à l’appréciation de l’athlète. La
zone de chute devra, quant à elle, mesurer au moins 2,75 m
de large et 10 m de long.
Les
lancers :
Certaines règles sont communes aux différentes disciplines
types de lancers. Pour le marteau et le poids, l’aire de
lancer est un cercle de 2,135 m de diamètre. Au lancer du
disque elle est plus grande, elle a un diamètre de 2,50 m.
Pour le javelot, la piste d’élan doit être comprise entre
30 et 36,5 m de long et sa largeur faire 4 m. Tous les
lanceurs doivent impérativement attendre que l’engin ait
touché le sol pour quitter l’aire de lancer en veillant
toujours à ne pas pénétrer dans l’aire de réception sous
peine d’annulation du jet. Là encore, le classement
s’établit au meilleur des six essais. D’autres règles sont
spécifiques à chacune des disciplines.
Le
poids
Le poids doit être sphérique et lisse. Il doit être
constitué dans un métal massif tel que le fer ou le laiton.
De circonférence allant de 110 à 130 mm pour les hommes, il
pèse 7,260 kg. Pour les femmes, sa circonférence est
comprise entre 95 et 110 mm pour un poids de 4 kg. Le poids
sera lancé à partir de l’épaule pour éviter des mouvements
de rotation bras tendus comme au marteau. Certains lanceurs
tournent néanmoins sur eux-mêmes pour gagner un peu
d’énergie cinétique au moment du lâcher.
Le
javelot
Le javelot interdit également les rotations et, pour qu’un
essai soit comptabilisé, il faut que la pointe de la tête
métallique touche le sol avant le reste du javelot. Quant
au javelot lui-même, il doit avoir une longueur comprise
entre 260 et 270 cm.
Le
marteau
Le marteau est composé de trois parties : une tête
métallique, un câble et une poignée. La tête, sphérique,
est faite en fer massif ou de tout autre métal aussi dur et
massif. Le câble est un morceau de fil d’acier droit de 3
mm au moins de diamètre. Quant à la poignée, elle est faite
d’un ou deux tours de câble sans joints articulés d’aucune
sorte. Le règlement spécifie aussi que la tête du marteau
ne peut plus toucher le sol après l’entame du mouvement. Si
le lanceur s’arrête, l’essai sera tout de même.
Le
disque
Le disque est un corps en bois entouré d’une jante
métallique dont les bords doivent constituer un cercle
parfait. Là aussi, le matériel varie selon le sexe. Pour
les femmes, le disque mesure entre 180 et 182 mm et pèse 1
kg. Le disque masculin pèse, lui, le double, pour une
longueur comprise entre 219 et 221 mm.
Les
techniques
Simplifier sans appauvrir
Contrairement aux idées reçues, l’entraînement en
athlétisme ne consiste pas à répéter un nombre incalculable
de fois le même geste. Au contraire !
Hors concours, les athlètes se livrent assez rarement au
maximum de leur potentiel. L’essentiel du temps est
consacré à renforcer les aptitudes et à travailler la
technique. Tout l’art consiste alors à varier le contenu
des entraînements pour ne pas lasser les athlètes, surtout
les plus jeunes d’entre eux qui recherchent avant tout le
côté ludique dans la pratique du sport. Il faut se montrer
inventif et jouer sur la soif de mouvement et cette
curiosité gestuelle qui sont l’apanage de l’enfance. On
peut alors lui proposer de courir à la vitesse d’une
personne qui marche ou calquer sa course selon différents
rythmes sonores. Quatre cônes définissent un carré autour
duquel on court en s’efforçant de faire coïncider chaque
changement de direction avec un signal sonore. À travers
l’organisation de petits jeux, on s’aperçoit souvent que
l’enfant maîtrise inconsciemment certains gestes techniques
qu’il est incapable de retranscrire dans un exercice plus
spécifique comme le lancer du javelot par exemple. Ainsi,
la plupart des enfants échouent dans l’exercice qui
consiste à imiter le geste d’un entraîneur. Certains se
trompent de double appui : d’autres restent bloqués avec le
coude trop près du corps, etc. Certes, ils ne se montrent
pas tous malhabiles mais personne ne trouve intuitivement
cette prise d’avance en rotation du bassin sur la ligne
d’épaule qui garantit de propulser l’engin à une certaine
distance. Or, il s’agit d’un geste somme toute assez
naturel, puisque ces mêmes enfants l’adoptent spontanément
dans le cadre d’un autre exercice où il s’agit tout
simplement de lancer une balle le plus loin possible.
Chaque exercice devra être pensé dans cette reconstruction
du mouvement à partir de bribes connues. Même chose pour
les haies. Les enfants ne comprennent pas tout de suite
l’abduction latérale de la jambe. On peut alors leur
demander de franchir de gros cylindres de mousse couchés à
l’horizontale qui, en roulant vers l’avant, leur permettent
de bien ressentir le mouvement. La haie elle-même est
parfois une source d’obstacles. Comme par miracle, toute
appréhension disparaît dès qu’à la place des haies on
dispose deux tapis de sol couchés sur la tranche et dressés
l’un contre l’autre. Évidemment, certains enfants sont plus
dégourdis que d’autres. Et il est parfois plus intéressant
de les regrouper par aptitudes. Pour l’évaluation, on s’est
aperçu que la distance atteinte après dix foulées
bondissantes constituait un bon indice du niveau athlétique
de chacun. À propos de foulée, ce geste technique est, dans
la course comme dans toutes les disciplines de l’athlétisme
nécessitant une prise d’élan, l’élément de base de toute
performance. Le geste doit être enseigné pour atteindre sa
meilleure efficacité. Pour cela, il faut privilégier le
travail du «pied» (tonicité, équilibre). On peut, par
exemple, demander à un enfant dont les pieds sont entravés
par une bandelette de caoutchouc découpée dans une vieille
chambre à air de voiture, de se déplacer soit par petits
pas pour travailler le déroulement de la cheville sur le
sol, soit par bonds pour améliorer la coordination du pied.
Plus subtil encore, on place une boîte en carton sur la
piste et on demande à l’enfant de marcher dessus comme sur
un appui solide, mais sans l’écraser, ce qui nécessite une
impulsion de la jambe d’appel et un dosage parfait des
appuis. On peut également utiliser l’infrastructure du
stade. L’escalier des tribunes peut servir de terrain
d’entraînement.
Bref, chaque entraîneur possède ses petits secrets pour
faire aimer son sport et inculquer le respect de quelques
règles de base parmi lesquelles on soulignera au passage
l’importance de l’échauffement. Lorsqu’on voit Maurice
Greene boucler son 100 mètres en quelques secondes et
rentrer aux vestiaires presque dans la foulée, on peut
avoir l’impression trompeuse d’une performance extrêmement
brève. Seulement, la plupart des gens ignorent qu’avant de
pénétrer sur la piste, les athlètes se sont préparés
pendant des heures sur un petit stade annexe, échauffant
consciencieusement le moindre muscle sollicité à l’effort.
Ce rituel s’inscrit comme une condition sine qua non de
longévité et de performance. Autant en prendre conscience
dès le plus jeune âge.
La
meilleure semelle :
Le pied, cet organe extraordinairement complexe, composé de
trente-deux muscles et d’à peu près autant d’os et
d’articulations est en grande partie responsable de notre
foulée. Et, contrairement aux idées reçues, c’est nu que le
pied s’exprime le mieux. Coincés dans des chaussures, les
pieds perdent peu à peu leurs qualités naturelles. D’où
l’intérêt parfois de s’en- traîner pieds nus. Cette
technique a plutôt bien réussi à certains grands champions.
Comme la Sud-Africaine, Zola Budd, recordwoman du monde du
5 000 mètres et championne du monde de cross country, ou
encore Bruce Tulloh, l’un des meilleurs coureurs de fond
britanniques des années soixante, et surtout l’Ethiopien
Abebe Bikila qui remporta le marathon de Rome, sous l’arc
de triomphe, là même où Mussolini avait lancé ses troupes à
l’assaut de son pays. Quand on lui demanda pourquoi il
courait sans chaussures, Bikila a sereinement répondu : «
Je voulais montrer au monde que mon pays, l’Ethiopie, a
toujours gagné avec détermination et héroïsme». La vérité,
c’est que son entraîneur avait remarqué que ses
performances étaient tout simplement supérieures lorsqu’il
était déchaussé. Pourtant, Bikila se présenta, chaussures
aux pieds, quatre ans plus tard à Tokyo. Cela ne l’empêcha
pas d’y remporter une deuxième médaille d’or !
Lexique
Ces quelques petits mots sortis du dictionnaire sportif
devraient finir de compléter votre connaissance de ce
sport.
Meeting
En dehors des compétitions officielles telles que les
championnats du monde, d’Europe ou les Jeux olympiques, les
athlètes disputent des meetings, c’est-à-dire des espèces
de compétitions sur invitation. Pendant longtemps, une
médaille dans une compétition officielle ne rapportait
qu’honneur et prestige. Les athlètes pouvaient dès lors
grâce aux meetings vivre de leur sport. Aujourd’hui encore,
plus un athlète est renommé, plus les primes sont élevées.
Photo
finish
Lors des épreuves de course, surtout le 100 et le 200
mètres, les athlètes sont si proches les uns des autres au
moment de franchir la ligne d’arrivée qu’il faut parfois
recourir à la photo finish pour déterminer avec exactitude
l’ordre d’arrivée.
Starting-blocks
On raconte que George Breshnahan et William Tuttle auraient
eu l’idée d’un tel appareil dans l’autocar qui les menait
vers le lieu de compétition auquel ils devaient participer
en 1928. Ce système est composé de deux plaques sur
lesquelles les athlètes prennent appui avec les pieds
lorsqu’ils sont en position de départ pour des épreuves de
sprint (jusqu’au 400 mètres !).
Un
lièvre
En dehors des compétitions officielles telles les
championnats nationaux, d’Europe ou mondiaux ainsi que les
Jeux olympiques, un lièvre est engagé dans les épreuves de
fond et de demi-fond afin de donner à la course une allure
suffisante et permettre ainsi aux champions engagés de
maintenir le rythme de la course dans l’espoir de battre un
record.
L'Athlétisme
rédaction par
Gilles Goetghebuer, Olivier Beaufays
et Anna Muratore
Corrigé par Philippe Caprais
illustrations Peter Elliott
Une éditionLuc Pire Electronique